On m'a volé mon sac à Bora Bora
Un avis extérieur sur votre marketing, gratuitement →À Bora Bora je suis sorti de l'eau après avoir nagé avec des raies manta, et quand je suis remonté sur la plage pour prendre une serviette dans mon sac.
Il n'y avait plus de sac.
La mère de Laureline nous a rejoints en Polynésie pour quelques jours.
Pendant qu'on partait en snorkeling elle était restée sur la plage à surveiller nos affaires. Il a suffi qu'elle tourne le dos au mauvais moment, ça peut arriver à n'importe qui et quand je lui ai demandé où était le sac, j'ai compris à son visage qu'elle ne l'avait plus.
Dedans il y avait mon téléphone avec tout mon boulot et les clés, celles du Airbnb comme celles des cadenas des vélos avec lesquels on devait repartir.
Notre vol pour Raiatea décollait trois heures plus tard.
On s'est retrouvés bêtes.
Le bord de la route
Sans téléphone je ne pouvais appeler personne, alors je me suis mis au bord de la route pour demander de l'aide.
Des gens de l'île se sont arrêtés ils ont appelé la police pour nous, puis ils ont cherché à joindre le propriétaire du Airbnb. Sur une petite île tout le monde se connaît et ils l'ont trouvé en quelques appels.
On a eu le mari au téléphone et sa femme a pris la route avec les doubles de toutes les clés.
La police est arrivée et nous a accompagnés jusqu'au logement. L'idée, c'était de localiser mon téléphone depuis là-bas pour remonter jusqu'aux voleurs, sauf qu'il fallait attendre les clés pour entrer.
Alors on a attendu devant la porte avec les policiers en regardant l'heure du vol approcher.
Et pendant tout ce temps tout le monde a été d'une gentillesse incroyable avec nous, alors que personne ne nous devait rien. Ces gens avaient leur propre journée à mener et ils l'ont mise de côté pour des touristes qui venaient de se faire voler leur sac.
Ça fait du bien d'avoir de l'humain dans ces moments-là.
Le fossé
On était toujours devant le Airbnb quand le téléphone du policier a sonné.
Au bout de l'appel il nous a annoncé qu'on avait retrouvé notre sac avec tout dedans, le téléphone et les clés.
C'est la propriétaire qui l'avait trouvé. En venant vers nous avec les doubles elle avait vu un sac dans le fossé au bord de la route, et elle avait vu que c'était le nôtre.
La police pense que les voleurs ont ouvert le sac, sont tombés sur nos serviettes posées sur le dessus et l'ont jeté en croyant qu'il n'y avait rien d'intéressant.
Mon téléphone et les clés étaient juste en dessous, on peut dire que des serviettes de plage m'ont sauvé la mise.
Après ça, on a fini par rire avec les gens qui s'étaient arrêtés et avec les policiers. Ils nous ont posé des questions sur notre voyage et on a partagé des fruits.
Le bonus c'est qu'on a eu notre vol sans problème.
La conclusion
Je ne saurai jamais qui a pris ce sac.
Ce dont je me souviendrai, ce sont les gens qui se sont arrêtés au bord de la route, la propriétaire qui a vu un sac dans un fossé et qui s'est arrêtée pour regarder s'il était à nous.
Pour eux, ça représentait quelques coups de téléphone et un détour, mais pour nous c'était toute la fin de la journée qui pouvait basculer.
Le même après-midi, sur la même île, quelqu'un a pris ce qui ne lui appartenait pas et plusieurs personnes ont donné leur temps à des inconnus.
Au final, le vol ne pèse presque rien à côté car les gens de Bora Bora l'ont effacé sans s'en rendre compte.
En écrivant ces lignes je me demande combien de fois en France, pressé entre deux calls, je suis passé devant quelqu'un qui avait besoin d'aide sans m'arrêter. Ce jour-là, personne ne s'est demandé ce qu'il allait gagner à nous aider.
Alors voilà ma question pour toi cette semaine : la dernière fois que quelqu'un s'est retrouvé bête devant toi, est-ce que tu t'es arrêté ?
Réponds-moi pour me le dire, je ne peux pas répondre à tout le monde mais je lis chaque message.
C'est tout pour cette semaine.
À samedi prochain.
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