Coulisses
J'ai été malhonnête avec toi
Un avis extérieur sur votre marketing, gratuitement →Il y a deux jours, j'étais accroupi au bord d'une rivière dans le Queensland australien, à une heure de route de Cairns, dans une de ces zones où la forêt tropicale touche presque l'eau.
Je cherchais un platypus. Si tu ne vois pas ce que c'est, c'est normal. C'est une des créatures les plus étranges de la planète, mi-canard, mi-loutre, avec un bec qui détecte les champs électriques et un venin dans les pattes arrière. Un animal qui a l'air d'avoir été assemblé par quelqu'un qui ne savait pas trop ce qu'il faisait. Ils existent depuis 300 millions d'années et ils ont l'air de s'en foutre complètement.
Je suis resté immobile pendant ce qui m'a semblé être une heure. Pas de téléphone, pas de podcast. Juste le bruit de l'eau et les oiseaux que je ne savais pas identifier. La forêt australienne a un son particulier, quelque chose entre le calme et le chaos, selon le moment de la journée.
Prise de conscience
Je n'ai pas vu de platypus, mais en fin d'après-midi, je me suis retrouvé dans un petit village à 200 habitants, dans le seul café de l'endroit. Un de ces endroits où les chaises ne sont pas assorties et où le patron te demande comment tu vas parce qu'il veut vraiment savoir. Je me suis installé avec un chocolat chaud, les mains autour de la tasse, et j'ai commencé à penser à quelque chose que j'évitais depuis des semaines.
C'est souvent comme ça. Tu te mets enfin au calme, et les questions que tu repoussais arrivent toutes seules.
Celle qui est arrivée ce soir-là était simple : est-ce que les emails que j'envoie chaque jour te servent vraiment ?
Je n'avais pas besoin de chercher longtemps pour connaître la réponse. Niko me l'avait donnée des mois plus tôt, à Istanbul. Je n'avais juste pas voulu l'entendre.
Deux semaines avec Niko
Niko est allemand, il possède une entreprise dans la tech et il voyage depuis des années, pas comme un touriste, mais comme quelqu'un qui a décidé que c'était sa façon de vivre. On s'est croisés dans un café à Karakoy, on a commencé à parler, et on a fini par passer deux semaines ensemble à explorer Istanbul et la côte égéenne.
A ce moment-là, je faisais ce que je faisais depuis le début de ce tour du monde : je travaillais tout le temps. Je répondais à des messages depuis des terrasses avec vue sur le Bosphore sans jamais lever les yeux. Je travaillais depuis des endroits magnifiques sans regarder autour de moi. J'avais quitté la France pour voir le monde, et je regardais mon écran.
Au bout de quelques jours, Niko m'a regardé travailler et il a dit quelque chose de très simple.
« Tu en fais beaucoup trop sur beaucoup trop de sujets. »
Pas méchamment, plus comme un médecin qui te donne un diagnostic après t'avoir observé quelques jours.
Je lui ai expliqué que j'avais des tâches à faire chaque jour, du contenu à produire, des clients à suivre. Qu'un entrepreneur ça ne s'arrête pas vraiment, surtout quand tu construis quelque chose seul.
Il a hoché la tête et m'a répondu : « Ou alors tu confonds l'agitation avec la progression. »
On a passé les deux semaines suivantes à revoir toutes mes tâches une par une. A garder l'essentiel. A supprimer tout ce qui existait uniquement pour me donner l'impression d'avancer. C'était inconfortable, parce que j'avais construit ces habitudes sur des années et que j'en étais fier, mais quand on a tout étalé sur la table, beaucoup de choses ne tenaient pas vraiment la route.
Les emails quotidiens étaient sur la liste.
Ce que je t'ai vraiment envoyé
Depuis plus d'un an, je t'envoie un email par jour. Certains jours, ça coulait. L'idée était là, les mots suivaient, et je savais en appuyant sur envoyer que c'était bon. Mais d'autres jours — et c'est là que je dois être honnête avec toi — j'écrivais uniquement pour ne pas briser la série. Pour cocher la case, pour tenir un rythme que je m'imposais à moi-même.
Ce n'est pas une bonne raison d'écrire à quelqu'un, un email écrit pour tenir un rythme, ça se sent.
Depuis 4 ans, j'accompagne des entrepreneurs à développer leur stratégie marketing et leur personal branding. La chose que je leur répète le plus souvent, c'est que chaque point de contact avec leur audience est une décision. Que la qualité d'une marque se construit à chaque interaction, pas seulement dans les grandes. Et que le volume ne remplace jamais la valeur.
Pendant 1 an, je ne me suis pas appliqué ce conseil.
Le SamediHors Cadre
Alors voilà ce que je change.
J'arrête les emails quotidiens. A la place, une fois par semaine tous les samedis, tu recevrasLe SamediHors Cadre, celle que je prends le temps d'écrire vraiment. Chaque édition partira d'un endroit du monde où je me trouve. Une histoire vraie, une leçon concrète, et des choses que tu peux appliquer dès la semaine suivante pour te démarquer dans ton secteur et construire une image qui dure.
Le premier numéro arrive samedi prochain.
Et cette semaine, je te pose une question à laquelle j'aimerais vraiment que tu répondes : dans ton business en ce moment, qu'est-ce que tu continues de faire uniquement pour ne pas briser la série ?
Réponds à cet email. Je lis tout.
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